recruter sans recruteur

Vous voulez que votre start-up réussisse ? Recrutez les bonnes personnes.

Que vous soyez seul(e)s dans votre garage avec une idée ou que vous ayez déjà un POC (Proof Of Concept, c’est-à-dire votre prototype), vous allez devoir embaucher une dream team pour aller plus loin. Problème : il vous faut les bonnes personnes au bon moment… Et ne pas confier votre projet à la bonne équipe, c’est la 3ème cause d’échec des start-ups.

Pas facile de recruter, quand on n’est pas recruteur ! On ne se sait jamais par où commencer… Heureusement, vous lisez cet article où je vous donne tous les bons tuyaux du recrutement.

💥 Recrutement : attentions aux pièges !

Souvent, le startupper a eu LA bonne idée, l’idée qui va disrupter le marché. Malheureusement, quand on est seul, on a du mal à changer le monde. C’est à ce moment là que le startupper cherche son équipe. Eh, même Steve Jobs a eu besoin de Steve Wozniak ! Mais attention aux solutions de facilité…

👎 Recruter ses potes

C’est le plus simple : vous avez travaillé ensemble à l’école, vous avez les mêmes habitudes, les mêmes réflexions, vous vous comprenez sans dire un mot.

C’est la bonne solution quand vous avez besoin de votre clone : vous êtes développeur, et vous cherchez un autre dev. Ce n’est pas la bonne solution si vous devez diversifier les compétences – votre ami dev ne va pas s’improviser commercial du jour au lendemain.

Et puis demandez à Eduardo Saverin, qui a créé Facebook avec Mark Zuckerberg avant de se faire évincer de sa propre boite, si c’est une bonne idée de travailler avec ses amis…

👎 Cabinets et Job Boards

Vous les voyez venir, les promesses de Monster, CV Aden et autres Cadremploi : des CV par milliers. Mais avant de nager dans les candidatures, il va falloir payer. Si vous pouviez mettre 1000 € dans des locaux, de la R&D ou du Marketing plutôt que dans une offre d’emploi, vous le feriez…

Ok, on abandonne la quantité et on vise la qualité : faisons appel à un cabinet. Ah, oui, mais il faut payer 20 à 25% du salaire annuel en frais… Ah c’est le salaire brut… Plus les charges… Hmmm. Votre trésorerie vous pousse à faire des choix plus modestes.

👎 « On n’a qu’à prendre un freelance ? » – Nicole, votre mère

Ça, c’est ce qu’a dit Nicole, votre maman, qui joue le rôle de Directrice Financière. Nicole a regardé un reportage d’Envoyé Spécial sur les chauffeurs Deliveroo et maintenant elle veut que tout le monde devienne freelance – et elle aimerait bien qu’Elise Lucet devienne Biz Dev dans votre start-up, mais c’est un autre sujet.

Oui, travailler avec des freelances, c’est une solution. Il y en a de plus en plus, dans toutes les familles de métier. On les rémunère à la journée et sont en général très flexible.

Mais… c’est une solution à court ou moyen-terme : vous pouvez construire un produit avec des freelances, mais vous pouvez difficilement bâtir une organisation pérenne. Le freelance aime la liberté, le remote, les nouveaux frameworks. Le freelance peut prendre 3 mois de vacances d’affilée… Pas idéal quand ses vacances tombent pendant le POC de ReactJS ou pendant le go-to-market. Le freelance met votre roadmap à l’épreuve, et peut envoyer votre start-up dans le mur.

On discute, on diverge, et en attendant vous êtes toujours là avec l’idée du siècle, et pas de dream team. Alors, on fait quoi ?

👍 Partez à la rencontre de votre dream team !

Vous cherchez un dev ? Allez dans un meet-up de devs.
Vous cherchez un vendeur junior ? Allez dans un forum-école, dans une école de commerce.
Vous cherchez un comptable (ne vexez pas Nicole svp) mais vous ne savez pas où le trouver ? Demandez à votre réseau. Communiquez. Faites du bruit. Générez du boucan autour de votre projet pour que tout le monde en entende parler. Les profils dont vous avez besoin viendront à vous. Si vous arrivez à communiquer avec passion, vous allez générer de l’attention et de l’attraction…

👍 Parlez de vos valeurs (ou comment faire du marketing à moindre coût…)

Aujourd’hui votre POC tient sur des post-it, on est encore loin du MVP (Minimum Viable Product, c’est-à-dire le produit à un de ses premiers stade). Pourtant, vous avez quelque chose à vendre : un projet. Il faut vous poser les bonnes questions : pourquoi ce projet est-il important ? Qu’est-ce que ce projet va changer ? Qu’est-ce qui fait qu’on voudra se lever chaque matin pour réaliser votre projet ?

Il faut jouer sur ces différences, et construire le discours tout autour. Ce sont ces traits saillants qui vont attirer les profils dont vous avez le plus désespérément besoin : les passionnés.

Ceux qui voudront travailler pour vous ne viendront pas pour le Comité d’Entreprise ou la cantine – c’est Nicole qui fait les lasagnes le jeudi, et elles ne sont pas excellentes. Ceux qui voudront travailler pour vous sont ceux qui croient à 100% en votre projet.

👍 Soyez identifiable

  • Un statut sur Facebook, un post LinkedIn ou Twitter : 0€
  • Des copains et copines qui parlent de vous dans leurs réseaux : 0€
  • Des flyers, des cartes de visite : quelques centimes
  • Un tee-shirt avec votre logo et votre pitch en une phrase : quelques euros

Le but ? Créer de l’engagement. Créer cette attraction qui vous manque tant. Capter l’attention avec ce que vous avez déjà : des idées et des valeurs. Le but, ce n’est pas d’aller chercher des profils intéressants, mais de les laisser venir à vous !

🔥 Les derniers conseils

Voici finalement deux ou trois astuces de recruteur-sioux pour éviter d’aller dans le mur :

💡 Recruter un peu chaque jour

Quand on monte sa startup, on n’a pas le temps de recruter. Comme on ne sait jamais par où commencer, les questions de recrutement se retrouvent toujours en bas de la to-do list. ERREUR ! Elles devraient être tout en haut.

Une astuce ? OK ! Bloquez-vous 15 minutes tous les matins, et commencez par faire le plus simple : écrire votre prochaine offre d’emploi, traiter des CV, planifier des entretiens… Le mieux, c’est d’en faire un peu chaque jour, et de se répéter « Recruitment is my top priority, recruitment is my top priority, recruitment is my top priority… ».

💡 Garder contact avec son réseau

Vous avez 500 contacts sur LinkedIn, et eux-mêmes en ont 500, donc vous connaissez indirectement 250 000 personnes. Et sur ce quart de million d’individus se trouve LA superstar qui va faire décoller votre start-up. C’est simple : vous connaissez quelqu’un, qui connait quelqu’un qui a vraiment envie de travailler avec vous. En somme, vous ne le savez pas encore, mais vous êtes à 1 post LinkedIn du succès – ou de l’échec – de votre projet.

Il existe beaucoup de moyens de garder contact avec les personnes que vous rencontrez ou que vous prospectez (shameless plug : vous êtes actuellement sur le blog d’Hello Talent, et construire des ponts entre vous et les candidats, c’est notre métier – checkez nos outils gratuitement ici !).

Communiquez, gardez contact avec les candidats qui vous ont marqué mais que vous n’avez pas retenu – vous pourrez toujours travailler avec eux plus tard !

💡 Répondre au besoin de demain (pas à celui d’hier)

Le recrutement, c’est de l’investissement : votre prochain recrutement doit solutionner les problèmes des 5 prochaines années, pas les problèmes des 3 derniers mois. Il faut bien-sûr que votre nouvelle recrue ait le bon skillset (ses compétences techniques, sa connaissance métier), et qu’elle dispose aussi des bon soft skills – compétences relationnelles, sens de l’engagement, capacité à se mobiliser dans les moments difficiles…  C’est sur les soft skills que les bons profils savent faire la différence. Trouvez les personnes avec lesquelles vous avez envie de travailler épaule-contre-épaule 12 heures par jour, et rendez-vous dans 10 ans quand vous aurez fait une OPA sur Microsoft 😉

Alors, convaincu ? Le recrutement, ce n’est pas sorcier : il suffit de s’y mettre, d’en faire un peu chaque jour, de savoir s’entourer des bonnes personnes et de communiquer avec les bons canaux. Quoi de plus satisfaisant que de monter sa Dream Team ? 🎉