33% des recrutements échouent au cours de la première année, pour un coût estimé de 20 000 à 200 000 € pour les entreprises. La cause ? Rarement les compétences techniques des candidats, mais plutôt leur personnalité et donc leurs soft skills, qui ne correspondaient pas réellement aux besoins de l’entreprise. Alors pourquoi et comment intégrer les soft skills dans le processus de recrutement ? Hello Talent propose des éléments de réponse.

 

Les soft skills, c’est quoi ?

À l’inverse des hard skills, ces compétences techniques qui se mesurent notamment à l’aulne des diplômes et qui ont longtemps prévalu dans le recrutement en France, les soft skills désignent les caractéristiques comportementales des candidats. On ne parle donc plus de savoir-faire, mais plutôt de savoir-être, que le postulant peut mettre au service de l’entreprise. Il s’agit par exemple des qualités d’adaptation, de curiosité, d’empathie ou la capacité à travailler en équipe.

Autre différence entre les hard skills et les soft skills, les premières peuvent être acquises grâce à une formation, alors que les secondes relèvent plutôt de la personnalité ou de traits de caractère, et donc de l’inné. Bien évidemment, il reste possible de challenger les collaborateurs pour les amener à accroître leurs soft skills au sein d’un groupe. Et de la même manière, il y a tout lieu de penser que certaines soft skills, comme la curiosité, entraîneront le développement des hard skills, dans une volonté personnelle d’améliorer ses compétences. Les deux vont de pair, en somme.

 

Pourquoi prendre en compte les soft skills dans le recrutement ?

Un recrutement réussi est essentiel pour l’entreprise, tant sur un point financier qu’organisationnel. En effet, en intégrant le candidat doté de soft skills en adéquation avec la structure, vous baisserez le coût des recrutements, obtiendrez une plus grande cohésion des équipes et un plus grand engagement des collaborateurs vis-à-vis de l’entreprise, ou encore un taux de rétention plus élevé des talents. L’ensemble de la profession prend conscience des enjeux des soft skills, comme en témoigne une étude menée par TTI Success Insights. En effet, ce sont 34% des recruteurs qui aujourd’hui déclarent privilégier la personnalité des candidats à leurs compétences techniques.

Un basculement qui apparaît également nécessaire dans un contexte où développer sa marque employeur implique de replacer l’humain au cœur de la stratégie de recrutement. Dès lors, comment identifier les soft skills et comment les intégrer au recrutement ? Les outils ne manquent pas pour se faire une idée du potentiel d’un candidat à intégrer avec succès une entreprise.

 

Comment intégrer les soft skills dans le recrutement ?

Avant toute chose, il est important de déterminer les soft skills nécessaires à l’épanouissement du candidat dans une structure donnée, et ainsi s’interroger sur les savoir-être les plus importants pour mener à bien les missions qui lui seront confiées. Il faut ensuite s’attacher à les retranscrire dans l’offre d’emploi, tout en les contextualisant. Le candidat doit en effet pouvoir comprendre les attentes du poste et ainsi évaluer dans quelles mesures il possède les qualités humaines requises pour celui-ci.

Une fois les besoins posés, comment le recruteur fait-il pour identifier si un talent possède ou non ces soft skills ? Deux outils s’imposent naturellement :

  • Le test de personnalité, qui aide à se faire une idée sur les compétences relationnelles et les tendances comportementales d’un candidat. Il se déroule le plus souvent en deux temps, via un questionnaire puis un entretien en face à face.
  • L’assessment, ou mise en situation, permet d’observer les réactions des candidats en direct. Un bon moyen notamment de voir comment ils gèrent leur stress ou la prise de parole en groupe.

Plus original, le jeu d’évasion grandeur nature, l’escape game, tend à prendre une place de plus en plus importante dans le recrutement moderne. Si le candidat se sent plus à l’aise dans un environnement ludique et pourra ainsi donner le meilleur de lui-même, du côté du recruteur, c’est également la possibilité d’obtenir un profil complet de celui-ci.

 

Ainsi, l’identification et la prise en compte des soft skills doivent rythmer le processus de recrutement dans son intégralité, de la détermination des besoins de l’entreprise à l’entretien. À terme, elles devraient s’inscrire pleinement dans votre culture d’entreprise.